mercredi 18 mars 2020

Même les arbres s'en souviennent Christian Signol



Merci aux éditions Audiolib de cette écoute.

Lassé de la vie urbaine, Lucas, trente ans, rend régulièrement visite à Émilien, son arrière-grand-père, qui s'est retiré dans un petit appartement proche du hameau où il a grandi. Lucas est très attaché à la maison de famille qui le rappelle à ses origines car il sait que c'est là que s'est joué le destin des siens. Un jour, il décide de restaurer les vieux murs qui résonnent encore de l'histoire familiale et, pour mieux s'en imprégner, demande à son arrière-grand-père d'écrire le récit de sa vie. Émilien raconte alors comment il est né dans ce hameau du Limousin en 1915, et comment, malgré un travail acharné, il a assisté à la désertification des campagnes qui tentaient de basculer dans la modernité.
C'est pourtant là, dans ces venelles qu'il faut aujourd'hui défricher, que Lucas et son arrière-grand-père aiment à rêver que tout n'est pas perdu.
Christian Signol évoque la transmission entre des générations que tout semble séparer mais qui ont en commun l'essentiel : le vrai sens de la mémoire et de la vie.


Christian Signol nous narre ici la vie d’Émilien, 90 ans d'histoire dans un monde en évolution permanente : un siècle de changement, de bouleversement dans la vie quotidienne.
L'auteur en guise de conclusion nous livre une réflexion sur l'avenir de notre société actuelle  et des changements à venir nécessaire sur des modes de cultures moins intensifs.
Le sujet de ce roman trouve un écho dans notre situation actuelle même si ici Christian Signol nous parle surtout du monde agricole.  L'auteur émet des espoirs dans l'homme et à son ingéniosité à trouver des solutions et à tirer les leçons du passé. Il a un mot d'ordre : "le bonheur simple".

Un exemple qui m'a beaucoup parlé, Émilien nous parle de l'arrivée de la TSF et avec elle la fin de l'insouciance et le début des angoisses apportées par les nouvelles du monde.

La lecture de Jacques Chaussepied avec sa voix grave pose bien le personnage d’Émilien, celle d'un grand-père (arrière grand-père). On sent les émotions d’Émilien à travers sa lecture.

Un roman sur un siècle d'évolution permanente de notre quotidien, de notre mode de vie qui pose de bonnes questions : encore plus avec ce que nous vivons en ce moment,. L'auteur nous amène à réfléchir au sens de la vie et aux choses simples .






mardi 17 mars 2020

En secret Mary Higgins Clark



Merci aux éditions Audiolib de cette écoute.

Il suffit d’un mystérieux email adressé à la journaliste d’investigation Gina Kane pour l’alerter sur les méthodes de REL, une célèbre chaîne d’info. L’auteure du message dénonce le harcèlement sexuel dont elle a été victime et prétend ne pas être la seule. Mais après ce message, plus rien… Et pour cause : celle qui signait C. Ryan est morte dans un accident de jet-ski. Lorsqu’une autre femme, victime du présentateur vedette de REL, se suicide, Gina, soupçonnant un meurtre, comprend qu’elle a mis le doigt dans un engrenage. Et que la chaîne est prête à tout pour protéger la réputation d’un prédateur. Seule face à une réelle machine de guerre, Gina Kane n’a qu’une arme : la vérité.

Un suspense coup de poing de Mary Higgins Clark.

Un sujet très actuel pour ce dernier roman de l'auteure :#metoo

Le roman se découpe en trois parties . La première partie est la découverte par Gina, journaliste des victimes d'un célèbre présentateur télé. La deuxième partie st un retour arrière au moment des faits.
La troisième est dans le présent avec le recoupement de l'enquête de Gina et les derniers soubresauts des faits. Dans cette  dernière partie, le suspens monte crescendo.

J"ai beaucoup apprécié les moments passés avec Gina, un peu moins le retour dans le passé, celui est nécessaire pour le bon déroulement de l'histoire et montre comment un personnage people peut être bien entouré pour que rien ne filtre sur ses "passades".

Marie Bouvet a une lecture entraînante, rythmée.
J'ai aussi bien apprécié les phrases musicales en début de certains chapitres qui souvent nous entraîne dans un tournant de l'histoire.

Je vais regretter de ne plus voir tous les ans sortir un nouveau roman de l'auteure que je lis et écoute depuis plus de trente ans régulièrement.

Ce dernier roman de Mary Higgins Clark est à l'image de ce qu'elle a écrit ses dernières années : haletant, rythmé avec des personnages attachants.


mardi 10 mars 2020

On ne meurt pas à 5 ans Fadila Benhamed Roselyne Madelénat



Merci à Babelio et aux éditions de L'Archipel de cette découverte.

Le témoignage de Fadila, dont le fils Yanis a été frappé par un cancer à seulement 5 ans. Les allers-retours à l'hôpital, l'angoissante attente, les résultats médicaux... puis enfin la lumière au bout du tunnel, et la guérison de Yanis. Mais comment reprendre une vie normale après toutes ces années ? Un récit choc et émouvant.
À 5 ans, Yanis se voit diagnostiquer un neuroblastome : l'un des cancers les plus dangereux chez l'enfant. L'annonce de cette maladie frappe cette famille comme un tsunami. Un matin d'avril, le combat commence.

Pour la première fois, un livre expose les témoignages croisés d'une mère, d'un père et de leur fils. Comment chacun a-t-il vécu ces années ? De quelle façon le jeune malade, le couple des parents et la fratrie ont-ils résisté et fait mentir les pires pronostics ? De quelle manière s'en sont-ils sortis et où en sont-ils aujourd'hui ?

Au-delà des émotions et de la pudeur, ce récit nous plonge dans l'univers hospitalier : celui des enfants malades, de leurs parents, mais aussi de leurs soignants (chirurgiens, oncologues, infirmières, psychologues...) dont l'humanité et le dévouement forcent le respect.

Voici le récit d'une enfance cabossée et du combat de toute une famille. Un immense message d'espoir pour tous ceux qui sont confrontés à la maladie.

Un très beau témoignage fort et émouvant.
Un sujet dur : la maladie d'un enfant.

On découvre Yanis et son combat contre le cancer.
Ce récit est une analyse de la situation vécue par Yanis et non pas le déroulement des faits points par points.
J'ai beaucoup apprécié d'avoir tour à tour le point de vue de tous les protagonistes : les parents de Yanis, Yanis lui-même mais aussi l'équipe médicale. Un autre point fort appréciable, c'est que l'on a l'avant et l'après de la vie de Yanis et ses proches.
Le récit est une réflexion face aux événements, une description des sentiments éprouvés par Yanis et ses parents. Du coup, on ne peut qu'être pris dans le récit, touché par ce qu'ont vécu Yanis et ses parents.

J'ai toujours un peu peur quand je me lance dans la lecture d'un témoignage d'être déçue. Ici, j'ai été agréablement surprise par l'originalité de la narration : avec les points de vue des différents acteurs de cette période de la vie de Yanis, avec description de l'avant et l'après.


lundi 9 mars 2020

Consécration Lauren Rowe



Merci à la Collection &moi de cette belle lecture.

Josh Faraday, dont la réputation de playboy n’est plus à faire, est désormais complètement accro à Kat Morgan. Si tout a commencé par un jeu entre eux, Kat ne peut plus se contenter d’être une simple distraction et réclame à présent son cœur. Reste à savoir s’il est en mesure de lui donner ce qu’elle veut. Mais il se pourrait bien que Josh considère avec elle ce que jamais il ne se serait cru capable d’envisager avec quiconque  : un futur. Il doit toutefois encore faire ses preuves et passer le test de la famille excentrique de Kat – pas une mince affaire face aux frères Morgan. Josh parviendra-t-il à se montrer à la hauteur et à sauter le pas  ? Car il risque de perdre Kat pour toujours…

Un tome final de spin-off à l'image des deux précédents : sensuel, pimenté, plein d'humour.

Après la fin du deuxième tome, j'avais hâte de lire celui ci et découvrir comment Josh allait réagir.

Josh et Kat ne m'ont pas déçu . Ils sont toujours aussi explosifs dans leurs réparties. Il y a en permanence des étincelles qui crépitent entre eux. On adore, on se régale, on sourit.
J'ai adoré aussi retrouvé tous les personnages secondaires qui gravitent autour de Josh et Kat : en particulier Louise, la mère de Kat.

Une jolie romance qui met du baume au coeur.


mercredi 4 mars 2020

La Baie des Trépassés Jacques Mazeau



Merci aux éditions de L'Archipel de cette découverte.

Le cadavre d'une femme, les yeux bandés par une culotte, échoué à l'extrême pointe de la Bretagne : ainsi commence l'enquête criminelle du commandant Melville. Et le premier suspense de Jacques Mazeau, auteur de best-sellers régionalistes (La Ferme d'en bas).
Sous une pluie battante, col relevé, tête baissée, le commandant Malville descend vers la plage de la baie des Trépassés, proche de la pointe du Raz. Bel endroit pour un assassinat – par beau temps, du moins. Dire qu'il aurait pu y emmener Julie en week-end. Mais Julie l'a plaqué. C'est d'ailleurs pour ça qu'il a demandé sa mutation à Quimper.

Les hommes de la police technique et scientifique lui désignent un cadavre. Nue, sur le dos, jambes légèrement écartées, l'inconnue repose sur une couverture. Le visage boursouflé, les yeux bandés par une culotte, des ecchymoses et des éraflures sur tout le corps. Étranglée avec un filin, genre corde de piano. Enfin, détail incongru, ce tatouage sur son pubis épilé : un cœur ailé.

Crime de psychopathe ? Obscure vengeance ? L'enquête s'annonce délicate. Elle va mener Malville et Aude, sa collègue stagiaire, à s'intéresser aux musiciens des Vielles Folles, un groupe de rock breton, à des trafiquants de vidéos porno et au milieu des ligneurs, ces pêcheurs de bar qui risquent leur vie dans le raz de Sein...

Un suspense glacial et cinglant comme une tempête bretonne.

Que de suspects! Quel scénario !

Une enquête pour meurtre qui nous amène en Bretagne à la découverte d'un groupe d'amis unis par leur musique : du rock breton. Un  groupe aux moeurs dissolus, chacun est suspect.
Des personnalités hautes et en couleur, il est bien difficile pour nos deux policiers de démêler les ficelles de cette pelote aux milles visages.

De plus, nos deux enquêteurs ont aussi leurs soucis personnelles.

Une lecture rapide et fluide avec des chapitres courts qui donnent un rythme effréné comme la course à laquelle nos deux policiers sont soumis pour résoudre cette enquête.
Il y a aussi ici une pointe d'humour décalée bien appréciable avec les découvertes que l'on fait sur ce groupe. Du coup, rien n'est choquant ou presque.



mardi 3 mars 2020

L'homme qui savait la langue des serpents Andrus Kivirähk


Merci aux éditions Audiolib de cette écoute.


Voici l'histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa sœur qui tomba amoureuse d'un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, de son oncle qu'il aimait tant, d'une jeune fille qui croyait en l'amour, d'un sage qui ne l'était pas tant que ça, d'une paysanne qui rêvait d'un loup-garou, d'un vieil homme qui chassait les vents, d'une salamandre qui volait dans les airs, d'australopithèques qui élevaient des poux géants, d'un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons un peu épouvantés par tout ce qui précède.
Peuplé de personnages étonnants, empreint de réalisme magique et d'un souffle inspiré des sagas scandinaves, L'Homme qui savait la langue des serpents révèle l'humour et l'imagination franchement délirante d'Andrus Kivirähk. Le roman retrace dans une époque médiévale réinventée la vie peu banale d'un jeune homme qui, vivant dans la forêt, voit le monde de ses ancêtres disparaître et la modernité l'emporter.


Un conte, un récit médiéval mêlé de magie.

Le récit oppose le traditionnel au modernisme, l'évolution à la stagnation.
Il y a ici quelque chose d'intemporel. Le récit fait réfléchir à l'évolution de vie humaine.
Il y a aussi un côté croyances avec les génies de la forêt opposé au christianisme.

Ce roman n'a rien d'un comte pour enfants bien au contraire. Il est dur, éprouvant, parfois avec un côté horreur. C'est un mélange des genres qui nous donne quelque chose d'inattendu et intéressant à découvrir. J'aurai du mal à classer ce roman tant il est différent tout ce que j'ai pu lire jusqu'à présent. Il est à la fois moderne et vieillot. Il a ici un côté vie simple à l'écoute de la nature avec ses limites et le modernisme obtus : dans le sens où les gens pensent qu'il n'y a rien de mieux et que tout le reste n'est que fadaises. L'auteur nous montre bien que rien n'est aussi simple.

La lecture d'Emmanuel Dekoninck est prenante. Il sait donner le bon aux différents moments du récit.


mardi 25 février 2020

Le bal des folles Victoria Mas



Merci aux éditions Audiolib de cette écoute.


Chaque année, à la mi-carême, se tient, à la Salpêtrière, le très mondain Bal des folles. Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Ce bal « costumé et dansant » n’est rien d’autre qu’une des dernières expérimentations du docteur Charcot, adepte de l’exposition des fous.
Dans ce livre terrible et puissant, Victoria Mas choisit de suivre le destin de ces femmes victimes d’une société masculine qui leur interdit tout écart et les emprisonne. Parmi elles, Geneviève, intendante dévouée corps et âme au célèbre neurologue ; Louise, une jeune fille « abusée » par son oncle ; Thérèse, une prostituée au grand coeur ; Eugénie enfin qui, parce qu’elle dialogue avec les morts, est internée par son père.
Un hymne à la liberté pour toutes les femmes que le XIXe siècle a tenté de contraindre au silence.


Vue les nombreuses bonnes critiques de ce roman, je me suis empressée de l'écouter lorsque je l'ai reçu. Je suis assez déçue.

On suit Louise, Eugénie internée à l'hôpital de la Salpêtrière dans le service du Docteur  Charcot  et l'infirmière Geneviève qui s'occupe d'elles et va petit à petit douter des méthodes employées et de l'état de folles des patientes de ce service.
La plupart des jeunes filles internées ici ont juste un point commun : être des rebelles ou n’avoir pas eu de chance.  Elles sont enfermées dans des conditions dures qui rendraient n'importe qui fou. Leur seule joie est le bal annuelle.

Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais mais pas à ça : tout est ici survolé à mon goût, le traitement de ces jeunes femmes, le bal, les interventions de Charcot, le ressenti des malades. On a ici surtout les doutes d'une infirmière et encore cela ne va pas très loin. Le tout manque de profondeur. De plus le récit qui semble à priori être un roman historique prend une tournure inattendue et peu convaincante.

La lecture d'Audrey Sourdive est à l'image du style de l'auteur lancinante.  Je suis revenue plusieurs fois en arrière pensant n'avoir pas tout compris. A la réécoute rien de nouveau à l'horizon !
Je me suis donc parfois ennuyée.

Ceci n'est que mon avis, ne vous arrêtez pas uniquement sur lui : ce roman a de très nombreuses bonnes critiques.


vendredi 21 février 2020

Ici n'est plus ici Tommy Orange


Merci aux éditions Audiolib de cette écoute.



« Être Indien en Amérique n’a jamais consisté à retrouver notre terre. Notre terre est partout ou nulle part. »À Oakland, dans la baie de San Francisco, les Indiens ne vivent pas sur une réserve mais dans un univers façonné par la rue et par la pauvreté, où chacun porte les traces d’une histoire douloureuse. Pourtant, tous les membres de cette communauté disparate tiennent à célébrer la beauté d’une culture que l’Amérique a bien failli engloutir. À l’occasion d’un grand pow-wow, douze personnages, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, vont voir leurs destins se lier. Ensemble, ils vont faire l’expérience de la violence et de la destruction, comme leurs ancêtres tant de fois avant eux.
Débordant de rage et de poésie, ce premier roman impose une nouvelle voix saisissante, véritable révélation littéraire aux États-Unis, où il a été consacré « Meilleur roman de l’année » par l’ensemble de la presse américaine. Finaliste du prix Pulitzer et du National Book Award, il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses dont le PEN/Hemingway Award.

Un récit particulier sur la condition de vie de ces hommes et femmes métis qui connaissent peu leurs racines indiennes.

On suit ici 12 personnages. Au départ, c'est un peu complexe de s'y retrouver mais chacun des personnages a une personnalité bien à lui et on remet vite chaque chose à sa place.
La lecture est faite par trois lecteurs ce qui met aussi un peu de confusion au départ, surtout que j'ai eu du mal à me faire à ce qu’ici  Benjamin Jungers n’interprète  pas Jacob des "Enfants particuliers". La lecture est rythmée. On a aucun mal à accrocher.

Ce roman est dur, réaliste Il nous décrit la vie, la recherche d'identité de ces jeunes métis qui espèrent découvrir ces dernières lors du grand Pow-wow .
On découvre des jeunes désespérés qui noient leurs souffrances dans les excès en tout genre.

jeudi 20 février 2020

Lou après tout tome 3 La bataille de la Douceur Jérôme Leroy


Merci aux éditions Syros de cette lecture.

Une odyssée pré- et post-apocalyptique centrée sur le personnage d'une jeune fille.
Lou quitte Wim avec un goût amer. Dans le monde d'après l'effondrement, existe-t-il un seul endroit épargné par l'horreur ? Son dernier espoir, comme pour Amir, Cesaria et Maria : la Douceur. Lou ne sait pas encore à quel point la route pour l'atteindre sera longue.
Au même moment, dans la Douceur qui prospère depuis quatorze années, trois musiciens jouent pour la première fois la Mélodie. Cet air semble avoir un mystérieux effet sur les Cybs, mais permettra-t-il d'éviter le pire ?
Car, tandis que Lou s'approche de son ultime étape, le danger qui menace d'anéantir la Douceur s'épaissit comme une ombre...

Après avoir dévoré les deux premiers tomes de cette saga, j'étais impatiente de retrouver Lou et de découvrir la Douceur.
Quelle n'est pas ma déception !
Ce tome est très descriptif. C'est plus une énumération de faits qu'un roman. De plus le fait que ce soit un gros pavé de 550 pages n'arrange rien au sentiment d'un manque d'action.

Lou a 75 ans et nous narre ce qu'elle a vécu et découvert sur la Douceur. Il n'y a pas vraiment d'action ce qui tranche franchement avec les deux premiers opus. De plus, le récit de Lou a tendance à partir dans tous les sens. Elle le dit elle-même en disant qu'elle s'égare. On dirait une discussion plus qu'un récit organisé.

Un troisième tome qui ne m'a pas du tout emballé alors que j'avais adoré les deux précédents.


mercredi 19 février 2020

La Balance Grandeur et décadence d'un gangster Jimmy Breslin


Quand l’un des fondateurs du nouveau journalisme s’empare d’un des plus grands procès de la mafia.

Père, homme d’affaires, escroc, voleur  : Burton Kaplan est tout sauf un mouchard. En neuf ans d’emprisonnement, il n’a jamais craqué. Mais lorsque le procès des deux flics corrompus lors duquel il est appelé à comparaître débute, coup de théâtre  : Kaplan sort du silence et déballe tout sur ses activités au sein de la mafia newyorkaise, façon Les Affranchis.
Dans ce récit passionnant, le grand journaliste Jimmy Breslin, l’un des pères du Nouveau journalisme, retrace la vie, les affaires et le témoignage de Burton Kaplan, dont l’histoire est aussi celle de l’escalade puis du déclin de la mafia aux États-Unis au cours du xxe  siècle.


Un récit véridique d'un journaliste ayant assisté au procès d'un gangster mafieux.

Le roman se lit très vite grâce à des chapitres courts et beaucoup de dialogues (échanges du procès). La narration est pourtant plurielle dans ses genres, c'est assez bizarre parfois de changer de style d'écriture.
On est ici plus dans le compte-rendu que dans un roman ce qui est dommage. La vie et le parcours de Burt Kaplan est atypique , intéressant. Sa personnalité interpelle. Il pense que tout est bon à prendre, il n'a pas de regrets. On a l'impression qu'il s'amuse autant qu'il fait de bonnes affaires.
Le style d'écriture de l'auteur étant neutre et froid , on ne peut donc pas avoir de l’empathie pour le personnage.

Le récit nous permet de découvrir ce milieu : la mafia et par ce fait met à mal l'image de mafioso transmise par le cinéma.


mardi 18 février 2020

Le Réseau Alice Kate Quinn



Merci aux éditions Hauteville de cette belle découverte.

L'histoire oubliée du plus grand réseau d'espionnes de la Première Guerre mondiale.
Un an après le début de la Grande Guerre, Eve Gardiner brûle de prendre part à la lutte contre les Allemands et est recrutée comme espionne. Envoyée dans la France occupée, elle est formée par Lili, nom de code : Alice, qui dirige un vaste réseau d'agents secrets pour lutter contre l'ennemi. Trente ans plus tard, hantée par la trahison qui a provoqué le démantèlement du réseau Alice, Eve, devenue alcoolique, vit recluse. Jusqu'au jour où Charlie, une jeune étudiante qui souhaite retrouver sa cousine disparue en France pendant la dernière guerre, déboule chez elle en prononçant un nom qu'elle n'a pas entendu depuis des décennies. Leur rencontre les entraînera dans une mission visant à découvrir une vérité trop longtemps enterrée. 

Un roman intense, dur.

On suit en parallèle Charlie en 1947 à la recherche de sa cousine Rose et Ève en 1914 espionne anglaise. Charlie va rencontrer Ève et cette dernière va l'aider à retrouver la trace de sa cousine.

J'ai énormément apprécié les passages sur Ève et son rôle pendant la première guerre : un côté de la guerre dont on parle peu en littérature, l'espionnage.
Pour ce qui arrive à Charlie, j'ai eu un plus de mal au départ à m’intéresser à cette jeune femme de bonne famille qui semble faire un caprice partant seule à la recherche de sa cousine. Puis peu à peu, en apprenant à connaître Ève des années de guerre, je me suis passionnée par ce qu'elle était devenue en 1947 et pourquoi.

Un récit des plus intéressant sur la première guerre et ses femmes qui se sont battues aux côtés des hommes et dont leur vision de leur place dans la société va changer. On découvre ici des femmes d'exceptions qui se sont battues pour la liberté.

lundi 17 février 2020

Né d'aucune femme Franck Bouysse


Merci aux éditions Audiolib de cette belle découverte.


Dans le secret du confessionnal, on confie au père Gabriel une mission. Récupérer à l’asile voisin, sous la jupe d’une femme dont il doit bénir le corps, de mystérieux cahiers. C’est ainsi que sortent de l’ombre les carnets de la jeune Rose, ceux dans lesquels elle a conté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en me plongeant dans ce roman. J'ai eu tout d'abord un peu de mal à m'imprégner de l'atmosphère dans les premiers chapitres narrés par Gabriel. Dès que Rose a pris la parole, les choses ont changé et j'ai accroché à ce que je découvrais de son histoire.

Rose est une jeune fille simple, intelligente, encore un peu naïve mais elle n'a que 14 ans et est confrontée au monde des adultes. Elle va vite mûrir.
Son style, son franc parler, son vocabulaire simple interpellent. L'auteur nous décrit par ces derniers la condition de Rose tout en nous montrant que c'est quelqu'un d'intelligent. Le style dans les paroles de Rose est inhabituel, très bien fait pour nous permettre de ressentir encore plus ce que vit Rose.
Du côté de l'histoire de Rose, ce récit est une dureté incroyable, une ignominie.  On ne peut qu'être touché par cette jeune fille.

Franck Bouysse nous propose un roman fort, dur, émouvant porté par les voix de Cachou Kirsch pour les personnages féminins et de Simon Duprez pour les masculins.
Simon Duprez est la voix de John et Franck Randall dans Outlander pour ce qui connaissent la saga, je pense que vous serez d'accord avec moi : sa voix est parfaite pour les "gentils" comme les "méchants", elle a quelque chose de dramatique sans trop en faire, parfaite pour des personnages à fortes personnalités.
Tout deux ont su donner le ton adéquat à ce roman, ce récit hors normes, difficile et beau.

Un roman fort, dur à découvrir.

jeudi 13 février 2020

Racer Katy Evans



Merci aux éditions Hugo Roman et à Babelio de cette lecture.

Vous avez aimé Brooke et Remi ? Vous adorerez leur fils Racer, le célèbre et tellement sexy pilote de course.
Le mystérieux Racer est le pilote le plus rapide et le plus en vogue du moment.
Lana dirige une petite écurie de Formule 1 et est sans cesse à la recherche de nouveaux talents. Son père est malade, et le seul moyen de sauver l'entreprise est de trouver un pilote star, qui rapportera de l'argent à l'écurie.

Racer est un pilote plutôt spécial et il est sexy, téméraire et mystérieux.
Justement, il cache un lourd secret : comme son père Remi, il souffre de bipolarité. Il ne sera pas facile pour Lana d'apprivoiser tous les reliefs de sa personnalité. Malgré ça, elle ne parvient pas à résister à son charme, car cette fragilité, mêlée à sa virilité, donne un cocktail explosif.

On retrouve la structure du 1er tome, qui a fait le succès de la série, rythmé alors par les combats de Remi, et ici par les étapes du championnat de F1, et surtout l'histoire d'amour entre Racer et Lana.

Quel plaisir de retrouver l'univers de Katy Evans : amour, adrénaline et les soucis de la famille Tate.

On suit en parallèle Lana, jeune femme, qui travaille pour son père et son écurie de Formule 1 et aussi Racer, fils de Rémi Tate, amateur de courses de rues.

 On a ici une jolie romance, un beau conte de fées.
La romance est simple et belle, elle a juste ce qu'il faut de piments pour donner de la densité à l'histoire de Lana et Racer.
Les deux personnages principaux sont attachants. Racer est fonceur, téméraire. Lana, elle pense d'abord au bonheur de son père avant le sien. Elle est posée, mûre.

Une jolie roman, toute simple avec laquelle j'ai passé un excellent moment livresque.


mercredi 12 février 2020

Dans la Forêt Jean Hegland



Merci aux édition Audiolib de cette belle découverte.
Écouté dans le cadre du prix audiolib 2020.


Rien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé, plus d'électricité ni d'essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d'inépuisables richesses.
Considéré depuis sa sortie comme un véritable choc littéraire, Dans la forêt, roman sensuel et puissant, met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

Si le résumé fait penser à une dystopie. On en est loin. Ce roman est une hymne au courage, à la vie, à la simplicité, à la survie et à l'amour .

Nell nous narre leur vie dans cette maison isolée de tout alors que le monde  tel qu'elles l'ont connu jusqu'à présent est en mutation.
Nell et Eva vont devoir faire face ensemble et surtout admettre que le monde qu'elles ont connu a définitivement disparu.
L'auteur nous propose tout ça avec douceur et amour. C'est beau et émouvant.
La fin est ouverte et laisse une lueur d'espoir pour Nell et Eva , pourtant rien n'est simple dans la voie qu'elles ont prise.

La lecteur de Maia Baran est belle. Elle sait parfaitement faire ressortir les sentiments du texte, la beauté , la douceur du style de l'auteur. On l'écoute une boule au ventre.

Un très beau roman. Un roman à part par son originalité : un mélange des genres, de dystopie, de Robinson et surtout une hymne à la vie.