vendredi 27 novembre 2020

Izzy Nobody Anne Loyer


 


Merci à Masse critique Babelio de cette belle découverte.


Le parcours chaotique d'une jeune fille brillante, mais qui peine à s'intégrer dans son nouveau lycée. Un regard subtil sur la difficulté de trouver sa place à l'adolescence. " Echos " : une collection de romans unitaires, réalistes ou fantastiques, reflet des problématiques politiques et sociales d'hier et d'aujourd'hui. Izzie vient des quartiers populaires. Elle est intelligente, ça oui. C'est même pour cette raison qu'elle a intégré le très coté lycée Saint-Exupéry.
Sa mère en est tellement fière que ça en devient gênant... mais Izzie aimerait bien que cet enthousiasme soit partagé par les élèves qu'elle côtoie à présent. Ils l'ont appelée Nobody. Izzie Nobody. Ca sonne bien, hein ? A part ça ils ne sont pas franchement hostiles. Non. Juste indifférents. En fait, dans son nouveau lycée, Izzie n'existe pour personne. Pour personne ? Pas tout à fait. Il y a ce drôle de garçon, là, avec un prénom d'ancêtre : Gustave ! Lui aussi est un Nobody.
Un premier point commun ?


Un roman pour adolescents très émouvant et touchant.


Izzie a été acceptée dans un grand lycée réputé, elle qui vient de banlieue.

La jeune fille a beaucoup d'appréhension et tout va lui donner raison. 

Le roman traite des difficultés d'intégration, des différences de classe sociale et des aprioris. Il y a encore plus dans ce roman avec les secrets, les non-dits d'Izzie et aussi du seul élève qui lui parle un tant soit peu Gustave. 

La plume de l'auteur rend le récit très émouvant. On le lit un nœud au ventre de la première à la dernière page. On est touché par Izzie, par ses difficultés à faire face à ce qui lui arrive, par son courage aussi pour affronter jour après jour l'indifférence générale ou pire les regards en coin. 

Quand on apprend son histoire, on comprend son côté désabusé, sa non envie de se battre pour être un tant soit peu intégrée. Elle se bat tout de même avec les seules armes qu'elle possède : son travail , son intelligence.

Un très beau moment qui plaira au plus grand nombre et à coup sur au public visé : les adolescents. 



vendredi 6 novembre 2020

Les Enfants du Val Fleuri Christian Laborie


 

Merci à Masse critique Babelio pour cette belle découverte.


Une belle saga familiale sur deux générations.

J'ai adoré retrouvé la plume et l'univers de Christian Laborie à travers son nouveau roman "Les Enfants du Val Fleuri".

Un roman sous fond de fabrique de poterie, faïencerie, de guerre mondiale, de secrets de famille, de statut social.

J'ai énormément apprécié ce roman qui dans ses deux parties nous fait vivre l'amour naissant entre deux jeunes ado puis adultes venant d'une couche sociale différente. Il y a ici un côté amour simple sans limite et aussi beaucoup de non-dits. Le roman n'est pas un roman d'aventure, c'est tout simplement la vie de nos personnages et cela suffit à nous emporter . Le tout est agrémenté des événements de l'époque, des changements qui ont eu lieu tout au long de cette première partie du XXè siècle : évolution de la condition ouvrière, de la guerre, avec l'évolution aussi des marchés commerciaux. Tous ces points rendent le roman addictif . Un roman aussi avec des personnages qui ont leurs ombres et leurs lumières. J'ai passé un excellent moment livresque avec Damien et Marion puis Tristan et Juline (même si j'aurai aimé un peu plus de développement du côté de Juline).


L'inconnu de la forêt Harlan Coben

 



Merci à Masse critique Babelio pour cette lecture.

Babelio a demandé de faire une critique sous forme de lettre à un (e) ami(e).


Chère Cookies la guerrière


Tu dois te demander pourquoi je t'écris. 

J'ai reçu grâce à Masse critique Babelio le dernier roman d'Harlan Coben "L'inconnu de la forêt". Je sais que tu aimes les polars et j'ai donc envie de partager avec toi cette belle lecture.

Comme tu le sais , Harlan Coben est un de mes auteurs préférés et tout particulièrement sa série sur Myron Bolitar. Ici pas de Myron ou de Win mais un Wilde 😉.

Une histoire à la fois belle (oui, oui, même si c'est un policier), prenante et complexe. Une jeune ado Naomi a disparu. Naomi subit le harcèlement de ses camarades au lycée. Matthew s'inquiète de son absence et demande à son parrain Wilde d'enquêter. Cette trame est le fil rouge du roman. A l'arrière plan, l'auteur nous propose toute une histoire sur Wilde, son passé, ses origines, son entourage proche.

Au delà de l'enquête, c'est cette partie consacrée à Wilde que j'ai le plus appréciée. Elle donne au roman une profondeur et nous rend Wilde empathique. Wilde est un héros atypique et charismatique : lui à l'histoire incroyable, à l'équité sans pareil nous donne envie de nous fondre dans le roman et d'aller à sa rencontre pour mieux le connaître et aussi l'entourer de notre chaleur humaine. Harlan Coben avec son personnage principal a su me faire vibrer comme avec Myron. Les rebondissements ajoutent un côté actif au roman qui se dévore.

Je ne t'en dirais pas plus de peur de trop t'en dévoiler. N'hésite pas : cours de procurer ce roman. 

Viou03

lundi 26 octobre 2020

Cannibale Danielle Thiéry


 Victime ou manipulatrice ? Vous avez des raisons d'avoir peur.

La nuit de la fête de la musique, une jeune fille est retrouvée au bord d'une route, incohérente et désorientée, incapable de dire qui elle est. Dans la forêt toute proche, un groupe de lycéens célèbrent le début de l'été, mais l'ambiance a du mal à décoller. Ils ont participé à une course d'orientation " sans portables ni objets connectés ", et deux d'entre eux manquent à l'appel. Personne n'a revu Roxane et Rafaël depuis le matin. À l'hôpital, l'inconnue apparue sur la route sort doucement de sa léthargie et livre au capitaine Marin ses premiers mots...

Un roman intense.

Danielle Thiéry nous livre ici une histoire d'une intensité sans commune mesure pour un roman adolescents.

Dès les premières lignes, le roman est addictif. On veut comprendre ce qui s'est passé : qui est la jeune fille qui a été agressée ? où est passé Raphaël ?

Les personnages principaux sont attachants. On crée de l'empathie avec eux surtout avec Marin et sa fille Olympe.

On découvre une enquête aux multiples  rebondissements, une affaire d'un machiavélisme sans pareil. 

La fin me laisse un peu sur ma faim. On a une impression de non fini, tout en se disant que tout ce qui pourrait être encore dit ne changerait rien aux conclusions. Un sentiment de frustration reste en terminant ce roman avec lequel je me suis régalée de bout en bout.


L'Héritage du Maître de Chaï Kristen Harnisch

 


Décembre 1917. Sarah Lemieux a 40 ans. La fille du maître du chai et son mari Philippe exploitent avec courage leur vignoble californien d'Eagle's Run. Mais la situation devient critique. Des ligues bien-pensantes veulent interdire le négoce du vin dans la région. Et depuis l'entrée en guerre des États-Unis, en juillet, nombre de jeunes Américains tombent sur les champs de bataille du Vieux Continent. À 21 ans, Luc, leur fils adoptif, a pris les rênes du clos Saint- Martin, dans le Val de Loire, là où Sarah a grandi. Il y fait la connaissance d'Ondine, 17 ans, qui s'est murée dans le silence depuis que les Allemands ont tué sa mère sous ses yeux. Luc entend lui redonner le goût de la vie, mais il est appelé sur le front... Sarah saura-t-elle une fois encore préserver les siens et l'héritage familial ? Après La Fille du maître de chai et Les Vignes de Sarah (L'Archipel, 2018 et 2019), Kristen Harnisch met à nouveau en scène Sarah et ses proches, en prise avec les soubresauts de l'histoire.

On retrouve nos personnages quelques années après "Les Vignes de Sarah". Ce tome se concentre surtout sur les enfants de Sarah et Philippe.

Luc est retourné en France pour s'occuper des vignes et du domaine familial. La Grande Guerre menace et donne un cadre à cette saga familiale. Même si la guerre n'est pas le thème centrale, tous ses aspects et conséquences sont bien décrits. Le roman en est à la fois dur et beau. On découvre le combat d'une famille pour ses valeurs avec ses espoirs et ses douleurs. 

De nouveaux personnages apparaissent. Ils apportent un côté attachant et de la profondeur au roman.

Kristen Harnisch nous livre ici un beau roman sous fond de prohibition américaine, de guerre en Europe. J'ai passé un agréable moment avec ce roman comme avec les précédents.



mercredi 26 août 2020

Drôles d'espions Une énigme bleu saphir Pierdomencio Baccalora Alessandro Gatti

 



Merci à Masse critique Babelio de cette découverte.

Zelda (11ans) : analytique comme une micropuce, silencieuse comme un papillon.
Marcus (10 ans) : n’aime pas la technologie et la technologie ne l’aime pas.
Imogen (14 ans) : un visage de marbre qui lui permet de faire semblant et de mentir en toutes circonstances.
Lazlo (le père) : bon vivant, gentiment moqueur.
Veena (la mère) : d'une grande agilité et très sensible à la bonne éducation.
 
Voilà une famille en apparence ordinaire.
Pourtant, tous sont des espions de talent. Une authentique famille d'espions !
 
Ce soir, ils sont réunis au grand complet. Zelda et Marcus font enfin partie de l’équipe d’espions de la famille. Leur première mission les conduit à Paris où un célèbre joaillier s’est fait voler, sous son nez, un saphir de la plus grande valeur.




Un roman drôle et loufoque.

La famille Intrigue dont la devise est "Le Mystère est une affaire de famille" est appelée à enquêter sur le vol d'un bijou de grande valeur.
On découvre une famille aux membres ayant tous des particularités ou centres d'intérêt différents. De plus, les auteurs décrivent chacun des personnages avec beaucoup d'humour. Il y a ici un grand côté loufoque qui nous fait sourire de début à la fin. On se passionne autant pour l'intrigue que pour les personnages aux caractères décalés et attachants.

L'enquête va les amener à Paris où ils vont retrouver leurs cousins encore plus étranges et décalés que la famille Intrigue 😉.

La plume des auteurs est pleine d'humour , on se régale à chaque phrase.
Le livre est parsemé d'illustrations, elles aussi pleines d'humour.

Un roman jeunesse qui devrait passionner et bien faire sourire les pré-adolescents. 

mardi 25 août 2020

Serial Tattoo Sylvie Allouche

 



Merci aux éditons Syros de cette belle découverte.

La nouvelle enquête sous haute tension de Clara di Lazio, qui met toute sa ténacité et son humanité à démanteler un trafic de jeunes femmes nigérianes.

Pourquoi la commissaire Clara Di Lazio remarque-t-elle cette femme nigériane qui se tient dans la salle d'accueil du commissariat ? Sans doute parce que la détresse d'Ayo Madaki est immense. Sa fille Shaïna a été piégée par un homme qui lui a proposé beaucoup d'argent. Le pire serait qu'elle ait été embarquée par un réseau de trafic de jeunes femmes. Pour la retrouver, Clara Di Lazio va suivre son instinct. Et impliquer son équipe corps et âme.



C'est avec un grand plaisir que j'ai retrouvé la plume de Sylvie Allouche, son univers : thriller pour adolescents et ses personnages.

On retrouve ici le commissaire Claire Di Lazio et ses coéquipiers qui vont enquêter sur un trafic de femmes. 
Le roman est poignant par moments, tout d'abord par la détresse  de cette mère qui a peur pour sa fille, par le personnage d'Anya et son art, par la fin qui a un côté inconcevable qui nous touche et risque de toucher encore plus les adolescents qui sont le public privilégié de ce roman.

L'enquête s'annonce difficile et elle l'est et surprenante en découvertes. Jusqu'au bout, l'auteur nous tient en haleine sur le vrai but de cette traite de femmes. Ce point nous donne envie de ne pas lâcher notre lecture avant de savoir de quoi il en ressort.

La narration alterne les moments passés avec la commissaire et son équipe et les passages avec les criminels. 

Un roman qui plaira au plus grand nombre par son sujet, son suspense et ses personnages.


mercredi 22 juillet 2020

La Guerre des Mondes Thilo Krapp d'après HG Wells




Merci aux Editions Jungle de cette découverte.

L'adaptation en bande dessinée du classique de H.G. Wells !

1894. Des astronomes sont témoins d'étranges activités à la surface de Mars, comme des éclairs ou des explosions de gaz incandescent. Des météores venant de la planète rouge se dirigent bientôt vers la Terre. Des cylindres s'écrasent et libèrent des engins mécaniques contrôlés par des créatures tentaculaires installées à l'intérieur. Ces tripodes, armés de leur rayon ardent et d'un gaz toxique appelé " fumée noire ", se dirigent vers Londres en désintégrant tout sur leur passage.
L'armée britannique réplique. Mais rapidement, la lutte tourne à l'avantage des envahisseurs. Commence alors une fuite dans un monde ravagé...


Quel plaisir de retrouver ce classique de la littérature en bande dessinée.

Les dessins sont très beaux et sobres. Ils font bien passer le désespoir, l'errance et aussi la détermination de Robert. Ils laissent une part à l'imagination très agréable.
Le texte retrace bien en dialogue le récit original (d'après mes souvenirs lointains).
J'ai énormément apprécié cette BD qui je pense va permettre au plus grand nombre : adultes comme adolescents de découvrir ou redécouvrir de manière différente et ludique le romande HG Wells.

J'ai apprécié la démarche de l'auteur Thilo Krapp qui nous explique à la fin en guise d'épilogue la manière dont il pense que l'auteur a vu ses personnages et comment il a essayé d'interpréter tout ça dans cette BD. Thilo Krapp explique aussi son cheminement pour certains dessins et ainsi rester proche de la "réalité"et de l'époque.

Cette BD me donne envie de relire le roman d'HG Wells.

Je vous conseille cette BD qui permettra au plus grand nombre de s'approprier l'univers d'HG Wells.


vendredi 3 juillet 2020

Les couloirs démoniaques Jean-Marc Dhainaut




Merci aux éditions Taurnada de cette belle lecture.

Le Foyer des Galibots, une maison de retraite paisible située dans le Nord de la France, ferma ses portes en 1992 après une effroyable série de morts mystérieuses. Des suicides, selon l'enquête. Détails troublants : certains pensionnaires avaient témoigné de présences effrayantes, et une aide-soignante avait affirmé avoir été attaquée par une force invisible.
Alan Lambin, enquêteur en paranormal, sent que cet endroit, construit sur les ruines d'un hôpital exploré quinze ans plus tôt, a besoin de lui.
A-t-il oublié la menace qui y rôde ?




Un tome en forme de conclusion : intense en rebondissements et réponses.

Si ce tome peut se lire indépendamment des autres, il nous apporte des réponses par rapport à l'histoire d'Alan: son enfance, ses ressentis... 

J'ai énormément apprécié retrouvé Alan, Mina et l'univers qu'a créé Jean-Marc Dhainaut autour de son personnage. Cet ultime tome nous donne des réponses et comme les autres nous amène dans une belle aventure paranormale où le suspens, l'aventure, les émotions sont au rendez-vous.
La fin est un pied de nez au travail d'Alan et nous fait espèrer une série peut-être avec un nouveau personnage Méghan dans un univers similaire?

Un tome riche en rebondissements en moments de frayeur et aussi des moments de bonheur simples . Tout ceci fait de ce roman une lecteur intense et diversifiée qui nous happe du début à la fin.

Avec aussi un sens de la justice , de la vérité toujours biens présents chez Alan, des thèmes qui nous font apprécier Alan et comprendre ses doutes sur ce qu'il vit, perçoit. Sans oublier, Mina toujours à ses côtés et qui elle aussi se dévoile encore un peu plus ici.

Je ne peux que vous conseiller cette saga et ce roman si vous appréciez les personnages simples, authentiques et le paranormal.


jeudi 18 juin 2020

Poly Nicolas Vanier




Merci aux éditions XO de cette belle lecture.

Un magnifique roman plein de tendresse sur fond d’aventures.


Je garde de très vagues souvenirs du roman de Cécile Aubry dont Nicolas Vanier s'est inspiré pour écrire (réécrire ce roman). Du coup, la magie a opéré sans que mes souvenirs viennent parasiter ma lecture. 
Aimant énormément l'univers de Nicolas Vanier fait d'aventures avec comme personnages principaux un ou des animaux et un adolescent, j'ai été ravie de lire Poly grâce aux éditions XO.  Aussitôt arrivé, aussitôt lu !

Je me suis régalée avec la jeune Cécile, son petit côté revêche envers sa mère qui la déracine et l'emmène à l'autre bout du pays après le divorce de ses parents. J'ai aimé la grande générosité de Cécile , son côté amour des animaux tel que les enfants peuvent l'exprimer : une belle tendresse et le côté injustice qu'ils éprouvent souvent envers les conditions de vie des animaux quelque soit l'espèce. 

Nicolas Vanier mêle ici les affres de la pré-adolescence à la sensibilité à fleur de peau des enfants avec brio, le tout en nous narrant une belle aventure faite de rebondissements et de moments tendres.
On se régale, on sourit, on tremble avec Cécile et Poly.

La fin est bien mouvementée et nous livre une belle leçon d'entraide.
L'épilogue est très beau et nous fait rêver  et imaginer la vie à Beaucastel de Poly, Cécile et les autres.

Un roman qui plaira aux plus grands qui retrouveront les souvenirs des lectures de leur enfance et aux plus jeunes qui découvriront une des plus belles histoires de la littérature jeunesse du siècle passé😘.



lundi 15 juin 2020

Les cinq finalistes du Grand Prix Audiolib

Comme vous le savez, j'ai participé cette année au Grand Prix Audiolib 2020". Une belle aventure qui s'achève, nous étions 20 et avions 10 livres à écouter. Nous devions classer ces 5 Audiolivres. 
Le résultat de nos classements donne :


Vous pouvez retrouver des extraits des audiolivres finalistes et des chroniques ici :

Mon classement personnel donne ceci et vous pouvez redécouvrir mes chroniques en cliquant sur le titre.


D'ici quelques semaines, vous pourrez vous aussi voter pour désigner le gagnant de ce Grand Prix 2020.




dimanche 14 juin 2020

Les nouveautés de ma Pal (377)





Voici mes réceptions de la semaine :



Le blog va sortir de sa torpeur progressivement au fil des semaines à venir mais pas trop avec l'été qui approche à grands pas.
Je ne sais pas vous, je n'ai pas beaucoup lu pendant le confinement et même depuis le dé-confinement. Je vais essayer de reprendre la lecture avec l’arrivée de ces nouveaux sp.

J'espère que tout s'est bien passé pour vous pendant cette période trouble. 

Heureuse de vous retrouver, j'espère que vous serez heureux (ses) de retrouver mes articles.

mardi 5 mai 2020

La femme révélée Gaëlle Nohant








Merci aux éditions Audiolib de cette belle découverte.


Eliza a fui son mari et Chicago en laissant derrière elle son fils. Elle se retrouve à Paris dans un quartier miteux.

Un roman abordant de multiples sujets forts : l'abandon d'un enfant à cause d'un mari méprisant, difficile, autoritaire et menaçant. A travers ce thème, l'auteur aborde aussi la condition de la femme dans les années 50. Il y a aussi comme sujet traité les conditions de vie des afro-américains, leur place dans la société américaine à cette époque. Tous ces thèmes sont abordés de manière originale par la photo, l'oeil du photographe qu'est Eliza.  Cette façon de faire allège le côté dur du roman et rend saisissant la beauté des plus humbles que ce soit à Paris ou à Chicago.

La narration navigue entre le présent et le passé pendant les trois quarts du récit. Eliza nous narre sa vie à Paris  et nous explique le pourquoi de sa fuite et son besoin de se redécouvrir.

Si au départ, je me suis demandée où l'auteur voulait nous mener et eu un peu de mal avec Eliza. Très vite, je me suis passionnée pour cette dernière, sa vie, ses idées.
Le personnage d'Eliza mêle douceur, peurs, doutes et une grande empathie pour la cause des plus opprimés. Avec son appareil photo, elle nous montre les plus humbles sous un jour nouveau qui fait ressortir la beauté que porte chaque personne.

La lecture de Claudia Poulsen est vivante, rythmée, musicale. Une certaine musicalité ressort de sa voix; de sa lecture.

Un magnifique roman sur la condition de la femme, des noirs dans les années 50 et bien plus encore.

jeudi 16 avril 2020

Girl Edna O'Brien



Merci aux éditions Audiolib de cette écoute.

Le nouveau roman d'Edna O'Brien laisse pantois. S'inspirant de l'histoire des lycéennes enlevées par Boko Haram en 2014, l'auteure irlandaise se glisse dans la peau d'une adolescente nigériane. Depuis l'irruption d'hommes en armes dans l'enceinte de l'école, on vit avec elle, comme en apnée, le rapt, la traversée de la jungle en camion, l'arrivée dans le camp, les mauvais traitements, et son mariage forcé à un djihadiste - avec pour corollaires le désarroi, la faim, la solitude et la terreur.
Le plus difficile commence pourtant quand la protagoniste de ce monologue halluciné parvient à s'évader, avec l'enfant qu'elle a eue en captivité. Celle qui, à sa toute petite fille, fera un soir dans la forêt un aveu déchirant - "Je ne suis pas assez grande pour être ta mère" - finira bien, après des jours de marche, par retrouver les siens. Et comprendre que rien ne sera jamais plus comme avant : dans leur regard, elle est devenue une "femme du bush", coupable d'avoir souillé le sang de la communauté.

Un sujet que l'on connaît peu : la vie des femmes au Nigéria avec la menace de sectes islamiques dans l'ombre.

Ce roman est une énumération de faits, de sensations.
Une histoire dure d'une adolescente kidnappée puis mariée à un djihadiste et sa fuite pour retrouver les siens.
 Plus rien n'est pareil pour la jeune femme.
Ce roman est un cri pour la dignité d'une femme , le droit à se reconstruire, à l'oubli de ce qu'il lui est arrivé.

Un roman dur et dont l'horreur est accrue par le fait que  beaucoup de choses décrites ici sont inadmissibles pour nous les occidentaux. On pense peu au statut des femmes dans beaucoup de pays de la planète où elles sont plus des objets que des êtres humains à part entière. Maryam se bat pour sa vie, sa fille et la compréhension de ce qu'il lui est arrivé par les siens. Le tout sous le joug de  la superstition qui  fait partie des croyances de ces populations.

La voix de Claire Cahar  est parfaite pour interpréter celle du personnage de Maryam : une voix jeune qui met l'accent sur les espoirs et les doutes de notre héroïne.

Un roman qui montre que le chemin est encore long pour les femmes dans leur combat à la reconnaissance de ce qu'elles sont et de leurs droits.







mercredi 15 avril 2020

Vie de Gérard Fulmard Jean Echenoz



Une biographie d'un partisan politique.

La carrière de Gérard Fulmard n’a pas assez retenu l’attention du public. Peut-être était-il temps qu’on en dresse les grandes lignes.
Après des expériences diverses et peu couronnées de succès, Fulmard s’est retrouvé enrôlé au titre d’homme de main dans un parti politique mineur où s’aiguisent, comme partout, les complots et les passions.
Autant dire qu’il a mis les pieds dans un drame. Et croire, comme il l’a fait, qu’il est tombé là par hasard, c’est oublier que le hasard est souvent l’ignorance des causes.

Cette biographie romancée est une longue énumération de faits, de moments de la vie de Gérard Fulmard. L'auteur a un style particulier pour une biographie. Il use de l'humour, du cynisme même parfois. On a des moments de sourires d’autres où on est un peu décontenancé par cette humour noire.
L'auteur fait peu de cas des sentiments de "son personnage", c'est assez déroutant pour ce style littéraire. De plus, la narration à la première personne est déroutante mêlée à cette absence de sentiment.
Les descriptions sont très ampoulées parfois et déroutantes avec un vocabulaire atypique.

L'histoire par elle-même est fait de complots, d'enjeux politiques dans lesquels Gérard Fulmard est pris parfois malgré lui et sous la contrainte.
La vie de Gérard de Fulmard n'a rien d’héroïque, c'est plus une vie de contraintes, de faux pas qui entraînent le personnage à devenir l'homme de main  d'hommes politiques.

La lecture de Dominique Pinon est à la hauteur de l'ironie, du cynisme qui ressort de la narration.

Je lis très peu de biographie, trouvant que c'est un exercice difficile pour être réussi. Ce roman confirme ce sentiment.





mardi 14 avril 2020

Beloved Toni Morrison





Merci aux éditions Audiolib de cette écoute.

« Le 124 était habité de malveillance. Imprégné de la malédiction d'un bébé... »
À Bluestone Road, près de Cincinnati, vers 1870, les meubles volent, la lumière allume au sol des flaques de sang, des gâteaux sortent du four marqués de l'empreinte d'une petite main de bébé. Dix-huit ans après son acte de violence et d'amour maternel, Sethe l'ancienne esclave et les siens sont encore hantés par la petite fille de deux ans qu'elle a égorgée. Jusqu'au jour où une inconnue, Beloved, arrivée mystérieusement au 124, donne enfin à cette mère hors-la-loi la possibilité d'exorciser son passé. Parce que pour ceux qui ont tout perdu, la rédemption ne vient pas du souvenir, mais de l'oubli.
Ce roman aux résonances de tragédie grecque, au style d'une flamboyante beauté lyrique, a reçu en 1988 le prix Pulitzer, et a figuré pendant des mois en tête des listes de best-sellers en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

Beloved est un moment hors du temps, une alchimie sublime entre un texte puissant et la voix envoûtante d’Anne Alvaro.


Que dire de ce roman !
Un roman particulier par sa narration déroutante, par son sujet : l'esclavage avec une pointe de surnaturelle ?
L'auteure parle souvent de faits qu'elle n'a pas encore expliqués d'où mon expression de narration déroutante. Il faut s'accrocher pour bien comprendre.
On suit Sethe, jeune mère, esclave et ses enfants vivants et morts !
Des thèmes forts sont abordés ici : l'amour, la dignité, la culpabilité, la folie en un sens, l'esclavage, la liberté .
Il en ressort un questionnement, une force de s'en sortir pour Sethe grâce à Beloved, personnage énigmatique du roman.

La voix d'Anne Alvaro est un peu trop linéaire à mon goût et ne m'a pas aidé à me concentrer sur le texte déjà déroutant avec ses ellipses temporelles. J'ai parfois dû réécouter des passages.0

Un roman fort, dur , déroutant par sa narration qui je pense mérite une deuxième lecture pour bien appréhender ce qui est en jeu ici.


mardi 7 avril 2020

La Dame de l'Orient-express Lindsay Ashford


L'incroyable histoire vraie d'Agatha Christie
Inspiré d'un épisode méconnu de la vie d'Agatha Christie, La Dame de l'Orient-Express est un roman émouvant mettant en scène l'écrivaine se liant d'amitié avec deux femmes marquées par la vie. Un roman plébiscité par le public anglo-saxon.
Octobre 1928. Son divorce lui a laissé un goût amer. Partout, Agatha Christie croit voir le fantôme d'Archie, son ex-mari. Jusque dans les couloirs de l'Orient-Express, où elle vient de prendre place sous une fausse identité.

Elle se sait pourtant privilégiée. Le Meurtre de Roger Ackroyd l'a rendue célèbre. Et rien ne l'oblige à rester en Angleterre pour écrire son dixième roman.

Elle a trente-huit ans. À bord de ce train mythique qui doit la mener à Istanbul, elle fait la connaissance de deux femmes, Nancy et Katharine. Elles aussi cachent leur passé.

La première fuit un mari violent. La seconde part rejoindre son futur époux sur un site de recherches archéologiques. Et c'est à Ur, en Mésopotamie, qu'un drame se noue... aux répercussions inattendues.

Inspiré d'un épisode méconnu de la vie d'Agatha Christie, La Dame de l'Orient-Express explore l'amitié féminine forgée par les épreuves partagées et le pouvoir des secrets.


L'histoire romancée du voyage de la célèbre auteure à bord du plus célèbre des trains.

On découvre ici une Agatha Christie malmenée par la vie et qui fuit la vie publique.
A bord de l'Orient-express, elle va rencontrer deux autres jeunes femmes qui fuient elles aussi leurs propres secrets, peines.

J'ai beaucoup aimer découvrir ce moment de vie de l'auteure qui a bercée une partie de mon adolescence.
Dans un sens , ce récit la rend plus réelle, plus humaine, moins abstraite.
On image souvent un caractère derrière un roman : la vérité est souvent loin de ce que l'on a imaginé. C'est le cas ici.

On découvre une jeune femme avec ses doutes, ses chagrins, son questionnement sur l'avenir. On sent aussi que ses voyages en Orient ont inspiré ses romans.

Lindsay Ashford nous narre une belle histoire romanesque autour de cette auteure célébrissime dont on connaît peu l'histoire personnelle. Ça reste un roman mêlant fiction et réalité. Il permet de découvrir les grandes lignes de la vie de l'auteure.


mercredi 18 mars 2020

Même les arbres s'en souviennent Christian Signol



Merci aux éditions Audiolib de cette écoute.

Lassé de la vie urbaine, Lucas, trente ans, rend régulièrement visite à Émilien, son arrière-grand-père, qui s'est retiré dans un petit appartement proche du hameau où il a grandi. Lucas est très attaché à la maison de famille qui le rappelle à ses origines car il sait que c'est là que s'est joué le destin des siens. Un jour, il décide de restaurer les vieux murs qui résonnent encore de l'histoire familiale et, pour mieux s'en imprégner, demande à son arrière-grand-père d'écrire le récit de sa vie. Émilien raconte alors comment il est né dans ce hameau du Limousin en 1915, et comment, malgré un travail acharné, il a assisté à la désertification des campagnes qui tentaient de basculer dans la modernité.
C'est pourtant là, dans ces venelles qu'il faut aujourd'hui défricher, que Lucas et son arrière-grand-père aiment à rêver que tout n'est pas perdu.
Christian Signol évoque la transmission entre des générations que tout semble séparer mais qui ont en commun l'essentiel : le vrai sens de la mémoire et de la vie.


Christian Signol nous narre ici la vie d’Émilien, 90 ans d'histoire dans un monde en évolution permanente : un siècle de changement, de bouleversement dans la vie quotidienne.
L'auteur en guise de conclusion nous livre une réflexion sur l'avenir de notre société actuelle  et des changements à venir nécessaire sur des modes de cultures moins intensifs.
Le sujet de ce roman trouve un écho dans notre situation actuelle même si ici Christian Signol nous parle surtout du monde agricole.  L'auteur émet des espoirs dans l'homme et à son ingéniosité à trouver des solutions et à tirer les leçons du passé. Il a un mot d'ordre : "le bonheur simple".

Un exemple qui m'a beaucoup parlé, Émilien nous parle de l'arrivée de la TSF et avec elle la fin de l'insouciance et le début des angoisses apportées par les nouvelles du monde.

La lecture de Jacques Chaussepied avec sa voix grave pose bien le personnage d’Émilien, celle d'un grand-père (arrière grand-père). On sent les émotions d’Émilien à travers sa lecture.

Un roman sur un siècle d'évolution permanente de notre quotidien, de notre mode de vie qui pose de bonnes questions : encore plus avec ce que nous vivons en ce moment,. L'auteur nous amène à réfléchir au sens de la vie et aux choses simples .