mercredi 22 juillet 2020

La Guerre des Mondes Thilo Krapp d'après HG Wells




Merci aux Editions Jungle de cette découverte.

L'adaptation en bande dessinée du classique de H.G. Wells !

1894. Des astronomes sont témoins d'étranges activités à la surface de Mars, comme des éclairs ou des explosions de gaz incandescent. Des météores venant de la planète rouge se dirigent bientôt vers la Terre. Des cylindres s'écrasent et libèrent des engins mécaniques contrôlés par des créatures tentaculaires installées à l'intérieur. Ces tripodes, armés de leur rayon ardent et d'un gaz toxique appelé " fumée noire ", se dirigent vers Londres en désintégrant tout sur leur passage.
L'armée britannique réplique. Mais rapidement, la lutte tourne à l'avantage des envahisseurs. Commence alors une fuite dans un monde ravagé...


Quel plaisir de retrouver ce classique de la littérature en bande dessinée.

Les dessins sont très beaux et sobres. Ils font bien passer le désespoir, l'errance et aussi la détermination de Robert. Ils laissent une part à l'imagination très agréable.
Le texte retrace bien en dialogue le récit original (d'après mes souvenirs lointains).
J'ai énormément apprécié cette BD qui je pense va permettre au plus grand nombre : adultes comme adolescents de découvrir ou redécouvrir de manière différente et ludique le romande HG Wells.

J'ai apprécié la démarche de l'auteur Thilo Krapp qui nous explique à la fin en guise d'épilogue la manière dont il pense que l'auteur a vu ses personnages et comment il a essayé d'interpréter tout ça dans cette BD. Thilo Krapp explique aussi son cheminement pour certains dessins et ainsi rester proche de la "réalité"et de l'époque.

Cette BD me donne envie de relire le roman d'HG Wells.

Je vous conseille cette BD qui permettra au plus grand nombre de s'approprier l'univers d'HG Wells.


vendredi 3 juillet 2020

Les couloirs démoniaques Jean-Marc Dhainaut




Merci aux éditions Taurnada de cette belle lecture.

Le Foyer des Galibots, une maison de retraite paisible située dans le Nord de la France, ferma ses portes en 1992 après une effroyable série de morts mystérieuses. Des suicides, selon l'enquête. Détails troublants : certains pensionnaires avaient témoigné de présences effrayantes, et une aide-soignante avait affirmé avoir été attaquée par une force invisible.
Alan Lambin, enquêteur en paranormal, sent que cet endroit, construit sur les ruines d'un hôpital exploré quinze ans plus tôt, a besoin de lui.
A-t-il oublié la menace qui y rôde ?




Un tome en forme de conclusion : intense en rebondissements et réponses.

Si ce tome peut se lire indépendamment des autres, il nous apporte des réponses par rapport à l'histoire d'Alan: son enfance, ses ressentis... 

J'ai énormément apprécié retrouvé Alan, Mina et l'univers qu'a créé Jean-Marc Dhainaut autour de son personnage. Cet ultime tome nous donne des réponses et comme les autres nous amène dans une belle aventure paranormale où le suspens, l'aventure, les émotions sont au rendez-vous.
La fin est un pied de nez au travail d'Alan et nous fait espèrer une série peut-être avec un nouveau personnage Méghan dans un univers similaire?

Un tome riche en rebondissements en moments de frayeur et aussi des moments de bonheur simples . Tout ceci fait de ce roman une lecteur intense et diversifiée qui nous happe du début à la fin.

Avec aussi un sens de la justice , de la vérité toujours biens présents chez Alan, des thèmes qui nous font apprécier Alan et comprendre ses doutes sur ce qu'il vit, perçoit. Sans oublier, Mina toujours à ses côtés et qui elle aussi se dévoile encore un peu plus ici.

Je ne peux que vous conseiller cette saga et ce roman si vous appréciez les personnages simples, authentiques et le paranormal.


jeudi 18 juin 2020

Poly Nicolas Vanier




Merci aux éditions XO de cette belle lecture.

Un magnifique roman plein de tendresse sur fond d’aventures.


Je garde de très vagues souvenirs du roman de Cécile Aubry dont Nicolas Vanier s'est inspiré pour écrire (réécrire ce roman). Du coup, la magie a opéré sans que mes souvenirs viennent parasiter ma lecture. 
Aimant énormément l'univers de Nicolas Vanier fait d'aventures avec comme personnages principaux un ou des animaux et un adolescent, j'ai été ravie de lire Poly grâce aux éditions XO.  Aussitôt arrivé, aussitôt lu !

Je me suis régalée avec la jeune Cécile, son petit côté revêche envers sa mère qui la déracine et l'emmène à l'autre bout du pays après le divorce de ses parents. J'ai aimé la grande générosité de Cécile , son côté amour des animaux tel que les enfants peuvent l'exprimer : une belle tendresse et le côté injustice qu'ils éprouvent souvent envers les conditions de vie des animaux quelque soit l'espèce. 

Nicolas Vanier mêle ici les affres de la pré-adolescence à la sensibilité à fleur de peau des enfants avec brio, le tout en nous narrant une belle aventure faite de rebondissements et de moments tendres.
On se régale, on sourit, on tremble avec Cécile et Poly.

La fin est bien mouvementée et nous livre une belle leçon d'entraide.
L'épilogue est très beau et nous fait rêver  et imaginer la vie à Beaucastel de Poly, Cécile et les autres.

Un roman qui plaira aux plus grands qui retrouveront les souvenirs des lectures de leur enfance et aux plus jeunes qui découvriront une des plus belles histoires de la littérature jeunesse du siècle passé😘.



lundi 15 juin 2020

Les cinq finalistes du Grand Prix Audiolib

Comme vous le savez, j'ai participé cette année au Grand Prix Audiolib 2020". Une belle aventure qui s'achève, nous étions 20 et avions 10 livres à écouter. Nous devions classer ces 5 Audiolivres. 
Le résultat de nos classements donne :


Vous pouvez retrouver des extraits des audiolivres finalistes et des chroniques ici :

Mon classement personnel donne ceci et vous pouvez redécouvrir mes chroniques en cliquant sur le titre.


D'ici quelques semaines, vous pourrez vous aussi voter pour désigner le gagnant de ce Grand Prix 2020.




dimanche 14 juin 2020

Les nouveautés de ma Pal (377)





Voici mes réceptions de la semaine :



Le blog va sortir de sa torpeur progressivement au fil des semaines à venir mais pas trop avec l'été qui approche à grands pas.
Je ne sais pas vous, je n'ai pas beaucoup lu pendant le confinement et même depuis le dé-confinement. Je vais essayer de reprendre la lecture avec l’arrivée de ces nouveaux sp.

J'espère que tout s'est bien passé pour vous pendant cette période trouble. 

Heureuse de vous retrouver, j'espère que vous serez heureux (ses) de retrouver mes articles.

mardi 5 mai 2020

La femme révélée Gaëlle Nohant








Merci aux éditions Audiolib de cette belle découverte.


Eliza a fui son mari et Chicago en laissant derrière elle son fils. Elle se retrouve à Paris dans un quartier miteux.

Un roman abordant de multiples sujets forts : l'abandon d'un enfant à cause d'un mari méprisant, difficile, autoritaire et menaçant. A travers ce thème, l'auteur aborde aussi la condition de la femme dans les années 50. Il y a aussi comme sujet traité les conditions de vie des afro-américains, leur place dans la société américaine à cette époque. Tous ces thèmes sont abordés de manière originale par la photo, l'oeil du photographe qu'est Eliza.  Cette façon de faire allège le côté dur du roman et rend saisissant la beauté des plus humbles que ce soit à Paris ou à Chicago.

La narration navigue entre le présent et le passé pendant les trois quarts du récit. Eliza nous narre sa vie à Paris  et nous explique le pourquoi de sa fuite et son besoin de se redécouvrir.

Si au départ, je me suis demandée où l'auteur voulait nous mener et eu un peu de mal avec Eliza. Très vite, je me suis passionnée pour cette dernière, sa vie, ses idées.
Le personnage d'Eliza mêle douceur, peurs, doutes et une grande empathie pour la cause des plus opprimés. Avec son appareil photo, elle nous montre les plus humbles sous un jour nouveau qui fait ressortir la beauté que porte chaque personne.

La lecture de Claudia Poulsen est vivante, rythmée, musicale. Une certaine musicalité ressort de sa voix; de sa lecture.

Un magnifique roman sur la condition de la femme, des noirs dans les années 50 et bien plus encore.

jeudi 16 avril 2020

Girl Edna O'Brien



Merci aux éditions Audiolib de cette écoute.

Le nouveau roman d'Edna O'Brien laisse pantois. S'inspirant de l'histoire des lycéennes enlevées par Boko Haram en 2014, l'auteure irlandaise se glisse dans la peau d'une adolescente nigériane. Depuis l'irruption d'hommes en armes dans l'enceinte de l'école, on vit avec elle, comme en apnée, le rapt, la traversée de la jungle en camion, l'arrivée dans le camp, les mauvais traitements, et son mariage forcé à un djihadiste - avec pour corollaires le désarroi, la faim, la solitude et la terreur.
Le plus difficile commence pourtant quand la protagoniste de ce monologue halluciné parvient à s'évader, avec l'enfant qu'elle a eue en captivité. Celle qui, à sa toute petite fille, fera un soir dans la forêt un aveu déchirant - "Je ne suis pas assez grande pour être ta mère" - finira bien, après des jours de marche, par retrouver les siens. Et comprendre que rien ne sera jamais plus comme avant : dans leur regard, elle est devenue une "femme du bush", coupable d'avoir souillé le sang de la communauté.

Un sujet que l'on connaît peu : la vie des femmes au Nigéria avec la menace de sectes islamiques dans l'ombre.

Ce roman est une énumération de faits, de sensations.
Une histoire dure d'une adolescente kidnappée puis mariée à un djihadiste et sa fuite pour retrouver les siens.
 Plus rien n'est pareil pour la jeune femme.
Ce roman est un cri pour la dignité d'une femme , le droit à se reconstruire, à l'oubli de ce qu'il lui est arrivé.

Un roman dur et dont l'horreur est accrue par le fait que  beaucoup de choses décrites ici sont inadmissibles pour nous les occidentaux. On pense peu au statut des femmes dans beaucoup de pays de la planète où elles sont plus des objets que des êtres humains à part entière. Maryam se bat pour sa vie, sa fille et la compréhension de ce qu'il lui est arrivé par les siens. Le tout sous le joug de  la superstition qui  fait partie des croyances de ces populations.

La voix de Claire Cahar  est parfaite pour interpréter celle du personnage de Maryam : une voix jeune qui met l'accent sur les espoirs et les doutes de notre héroïne.

Un roman qui montre que le chemin est encore long pour les femmes dans leur combat à la reconnaissance de ce qu'elles sont et de leurs droits.







mercredi 15 avril 2020

Vie de Gérard Fulmard Jean Echenoz



Une biographie d'un partisan politique.

La carrière de Gérard Fulmard n’a pas assez retenu l’attention du public. Peut-être était-il temps qu’on en dresse les grandes lignes.
Après des expériences diverses et peu couronnées de succès, Fulmard s’est retrouvé enrôlé au titre d’homme de main dans un parti politique mineur où s’aiguisent, comme partout, les complots et les passions.
Autant dire qu’il a mis les pieds dans un drame. Et croire, comme il l’a fait, qu’il est tombé là par hasard, c’est oublier que le hasard est souvent l’ignorance des causes.

Cette biographie romancée est une longue énumération de faits, de moments de la vie de Gérard Fulmard. L'auteur a un style particulier pour une biographie. Il use de l'humour, du cynisme même parfois. On a des moments de sourires d’autres où on est un peu décontenancé par cette humour noire.
L'auteur fait peu de cas des sentiments de "son personnage", c'est assez déroutant pour ce style littéraire. De plus, la narration à la première personne est déroutante mêlée à cette absence de sentiment.
Les descriptions sont très ampoulées parfois et déroutantes avec un vocabulaire atypique.

L'histoire par elle-même est fait de complots, d'enjeux politiques dans lesquels Gérard Fulmard est pris parfois malgré lui et sous la contrainte.
La vie de Gérard de Fulmard n'a rien d’héroïque, c'est plus une vie de contraintes, de faux pas qui entraînent le personnage à devenir l'homme de main  d'hommes politiques.

La lecture de Dominique Pinon est à la hauteur de l'ironie, du cynisme qui ressort de la narration.

Je lis très peu de biographie, trouvant que c'est un exercice difficile pour être réussi. Ce roman confirme ce sentiment.





mardi 14 avril 2020

Beloved Toni Morrison





Merci aux éditions Audiolib de cette écoute.

« Le 124 était habité de malveillance. Imprégné de la malédiction d'un bébé... »
À Bluestone Road, près de Cincinnati, vers 1870, les meubles volent, la lumière allume au sol des flaques de sang, des gâteaux sortent du four marqués de l'empreinte d'une petite main de bébé. Dix-huit ans après son acte de violence et d'amour maternel, Sethe l'ancienne esclave et les siens sont encore hantés par la petite fille de deux ans qu'elle a égorgée. Jusqu'au jour où une inconnue, Beloved, arrivée mystérieusement au 124, donne enfin à cette mère hors-la-loi la possibilité d'exorciser son passé. Parce que pour ceux qui ont tout perdu, la rédemption ne vient pas du souvenir, mais de l'oubli.
Ce roman aux résonances de tragédie grecque, au style d'une flamboyante beauté lyrique, a reçu en 1988 le prix Pulitzer, et a figuré pendant des mois en tête des listes de best-sellers en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

Beloved est un moment hors du temps, une alchimie sublime entre un texte puissant et la voix envoûtante d’Anne Alvaro.


Que dire de ce roman !
Un roman particulier par sa narration déroutante, par son sujet : l'esclavage avec une pointe de surnaturelle ?
L'auteure parle souvent de faits qu'elle n'a pas encore expliqués d'où mon expression de narration déroutante. Il faut s'accrocher pour bien comprendre.
On suit Sethe, jeune mère, esclave et ses enfants vivants et morts !
Des thèmes forts sont abordés ici : l'amour, la dignité, la culpabilité, la folie en un sens, l'esclavage, la liberté .
Il en ressort un questionnement, une force de s'en sortir pour Sethe grâce à Beloved, personnage énigmatique du roman.

La voix d'Anne Alvaro est un peu trop linéaire à mon goût et ne m'a pas aidé à me concentrer sur le texte déjà déroutant avec ses ellipses temporelles. J'ai parfois dû réécouter des passages.0

Un roman fort, dur , déroutant par sa narration qui je pense mérite une deuxième lecture pour bien appréhender ce qui est en jeu ici.


mardi 7 avril 2020

La Dame de l'Orient-express Lindsay Ashford


L'incroyable histoire vraie d'Agatha Christie
Inspiré d'un épisode méconnu de la vie d'Agatha Christie, La Dame de l'Orient-Express est un roman émouvant mettant en scène l'écrivaine se liant d'amitié avec deux femmes marquées par la vie. Un roman plébiscité par le public anglo-saxon.
Octobre 1928. Son divorce lui a laissé un goût amer. Partout, Agatha Christie croit voir le fantôme d'Archie, son ex-mari. Jusque dans les couloirs de l'Orient-Express, où elle vient de prendre place sous une fausse identité.

Elle se sait pourtant privilégiée. Le Meurtre de Roger Ackroyd l'a rendue célèbre. Et rien ne l'oblige à rester en Angleterre pour écrire son dixième roman.

Elle a trente-huit ans. À bord de ce train mythique qui doit la mener à Istanbul, elle fait la connaissance de deux femmes, Nancy et Katharine. Elles aussi cachent leur passé.

La première fuit un mari violent. La seconde part rejoindre son futur époux sur un site de recherches archéologiques. Et c'est à Ur, en Mésopotamie, qu'un drame se noue... aux répercussions inattendues.

Inspiré d'un épisode méconnu de la vie d'Agatha Christie, La Dame de l'Orient-Express explore l'amitié féminine forgée par les épreuves partagées et le pouvoir des secrets.


L'histoire romancée du voyage de la célèbre auteure à bord du plus célèbre des trains.

On découvre ici une Agatha Christie malmenée par la vie et qui fuit la vie publique.
A bord de l'Orient-express, elle va rencontrer deux autres jeunes femmes qui fuient elles aussi leurs propres secrets, peines.

J'ai beaucoup aimer découvrir ce moment de vie de l'auteure qui a bercée une partie de mon adolescence.
Dans un sens , ce récit la rend plus réelle, plus humaine, moins abstraite.
On image souvent un caractère derrière un roman : la vérité est souvent loin de ce que l'on a imaginé. C'est le cas ici.

On découvre une jeune femme avec ses doutes, ses chagrins, son questionnement sur l'avenir. On sent aussi que ses voyages en Orient ont inspiré ses romans.

Lindsay Ashford nous narre une belle histoire romanesque autour de cette auteure célébrissime dont on connaît peu l'histoire personnelle. Ça reste un roman mêlant fiction et réalité. Il permet de découvrir les grandes lignes de la vie de l'auteure.


mercredi 18 mars 2020

Même les arbres s'en souviennent Christian Signol



Merci aux éditions Audiolib de cette écoute.

Lassé de la vie urbaine, Lucas, trente ans, rend régulièrement visite à Émilien, son arrière-grand-père, qui s'est retiré dans un petit appartement proche du hameau où il a grandi. Lucas est très attaché à la maison de famille qui le rappelle à ses origines car il sait que c'est là que s'est joué le destin des siens. Un jour, il décide de restaurer les vieux murs qui résonnent encore de l'histoire familiale et, pour mieux s'en imprégner, demande à son arrière-grand-père d'écrire le récit de sa vie. Émilien raconte alors comment il est né dans ce hameau du Limousin en 1915, et comment, malgré un travail acharné, il a assisté à la désertification des campagnes qui tentaient de basculer dans la modernité.
C'est pourtant là, dans ces venelles qu'il faut aujourd'hui défricher, que Lucas et son arrière-grand-père aiment à rêver que tout n'est pas perdu.
Christian Signol évoque la transmission entre des générations que tout semble séparer mais qui ont en commun l'essentiel : le vrai sens de la mémoire et de la vie.


Christian Signol nous narre ici la vie d’Émilien, 90 ans d'histoire dans un monde en évolution permanente : un siècle de changement, de bouleversement dans la vie quotidienne.
L'auteur en guise de conclusion nous livre une réflexion sur l'avenir de notre société actuelle  et des changements à venir nécessaire sur des modes de cultures moins intensifs.
Le sujet de ce roman trouve un écho dans notre situation actuelle même si ici Christian Signol nous parle surtout du monde agricole.  L'auteur émet des espoirs dans l'homme et à son ingéniosité à trouver des solutions et à tirer les leçons du passé. Il a un mot d'ordre : "le bonheur simple".

Un exemple qui m'a beaucoup parlé, Émilien nous parle de l'arrivée de la TSF et avec elle la fin de l'insouciance et le début des angoisses apportées par les nouvelles du monde.

La lecture de Jacques Chaussepied avec sa voix grave pose bien le personnage d’Émilien, celle d'un grand-père (arrière grand-père). On sent les émotions d’Émilien à travers sa lecture.

Un roman sur un siècle d'évolution permanente de notre quotidien, de notre mode de vie qui pose de bonnes questions : encore plus avec ce que nous vivons en ce moment,. L'auteur nous amène à réfléchir au sens de la vie et aux choses simples .






mardi 17 mars 2020

En secret Mary Higgins Clark



Merci aux éditions Audiolib de cette écoute.

Il suffit d’un mystérieux email adressé à la journaliste d’investigation Gina Kane pour l’alerter sur les méthodes de REL, une célèbre chaîne d’info. L’auteure du message dénonce le harcèlement sexuel dont elle a été victime et prétend ne pas être la seule. Mais après ce message, plus rien… Et pour cause : celle qui signait C. Ryan est morte dans un accident de jet-ski. Lorsqu’une autre femme, victime du présentateur vedette de REL, se suicide, Gina, soupçonnant un meurtre, comprend qu’elle a mis le doigt dans un engrenage. Et que la chaîne est prête à tout pour protéger la réputation d’un prédateur. Seule face à une réelle machine de guerre, Gina Kane n’a qu’une arme : la vérité.

Un suspense coup de poing de Mary Higgins Clark.

Un sujet très actuel pour ce dernier roman de l'auteure :#metoo

Le roman se découpe en trois parties . La première partie est la découverte par Gina, journaliste des victimes d'un célèbre présentateur télé. La deuxième partie st un retour arrière au moment des faits.
La troisième est dans le présent avec le recoupement de l'enquête de Gina et les derniers soubresauts des faits. Dans cette  dernière partie, le suspens monte crescendo.

J"ai beaucoup apprécié les moments passés avec Gina, un peu moins le retour dans le passé, celui est nécessaire pour le bon déroulement de l'histoire et montre comment un personnage people peut être bien entouré pour que rien ne filtre sur ses "passades".

Marie Bouvet a une lecture entraînante, rythmée.
J'ai aussi bien apprécié les phrases musicales en début de certains chapitres qui souvent nous entraîne dans un tournant de l'histoire.

Je vais regretter de ne plus voir tous les ans sortir un nouveau roman de l'auteure que je lis et écoute depuis plus de trente ans régulièrement.

Ce dernier roman de Mary Higgins Clark est à l'image de ce qu'elle a écrit ses dernières années : haletant, rythmé avec des personnages attachants.


mardi 10 mars 2020

On ne meurt pas à 5 ans Fadila Benhamed Roselyne Madelénat



Merci à Babelio et aux éditions de L'Archipel de cette découverte.

Le témoignage de Fadila, dont le fils Yanis a été frappé par un cancer à seulement 5 ans. Les allers-retours à l'hôpital, l'angoissante attente, les résultats médicaux... puis enfin la lumière au bout du tunnel, et la guérison de Yanis. Mais comment reprendre une vie normale après toutes ces années ? Un récit choc et émouvant.
À 5 ans, Yanis se voit diagnostiquer un neuroblastome : l'un des cancers les plus dangereux chez l'enfant. L'annonce de cette maladie frappe cette famille comme un tsunami. Un matin d'avril, le combat commence.

Pour la première fois, un livre expose les témoignages croisés d'une mère, d'un père et de leur fils. Comment chacun a-t-il vécu ces années ? De quelle façon le jeune malade, le couple des parents et la fratrie ont-ils résisté et fait mentir les pires pronostics ? De quelle manière s'en sont-ils sortis et où en sont-ils aujourd'hui ?

Au-delà des émotions et de la pudeur, ce récit nous plonge dans l'univers hospitalier : celui des enfants malades, de leurs parents, mais aussi de leurs soignants (chirurgiens, oncologues, infirmières, psychologues...) dont l'humanité et le dévouement forcent le respect.

Voici le récit d'une enfance cabossée et du combat de toute une famille. Un immense message d'espoir pour tous ceux qui sont confrontés à la maladie.

Un très beau témoignage fort et émouvant.
Un sujet dur : la maladie d'un enfant.

On découvre Yanis et son combat contre le cancer.
Ce récit est une analyse de la situation vécue par Yanis et non pas le déroulement des faits points par points.
J'ai beaucoup apprécié d'avoir tour à tour le point de vue de tous les protagonistes : les parents de Yanis, Yanis lui-même mais aussi l'équipe médicale. Un autre point fort appréciable, c'est que l'on a l'avant et l'après de la vie de Yanis et ses proches.
Le récit est une réflexion face aux événements, une description des sentiments éprouvés par Yanis et ses parents. Du coup, on ne peut qu'être pris dans le récit, touché par ce qu'ont vécu Yanis et ses parents.

J'ai toujours un peu peur quand je me lance dans la lecture d'un témoignage d'être déçue. Ici, j'ai été agréablement surprise par l'originalité de la narration : avec les points de vue des différents acteurs de cette période de la vie de Yanis, avec description de l'avant et l'après.


lundi 9 mars 2020

Consécration Lauren Rowe



Merci à la Collection &moi de cette belle lecture.

Josh Faraday, dont la réputation de playboy n’est plus à faire, est désormais complètement accro à Kat Morgan. Si tout a commencé par un jeu entre eux, Kat ne peut plus se contenter d’être une simple distraction et réclame à présent son cœur. Reste à savoir s’il est en mesure de lui donner ce qu’elle veut. Mais il se pourrait bien que Josh considère avec elle ce que jamais il ne se serait cru capable d’envisager avec quiconque  : un futur. Il doit toutefois encore faire ses preuves et passer le test de la famille excentrique de Kat – pas une mince affaire face aux frères Morgan. Josh parviendra-t-il à se montrer à la hauteur et à sauter le pas  ? Car il risque de perdre Kat pour toujours…

Un tome final de spin-off à l'image des deux précédents : sensuel, pimenté, plein d'humour.

Après la fin du deuxième tome, j'avais hâte de lire celui ci et découvrir comment Josh allait réagir.

Josh et Kat ne m'ont pas déçu . Ils sont toujours aussi explosifs dans leurs réparties. Il y a en permanence des étincelles qui crépitent entre eux. On adore, on se régale, on sourit.
J'ai adoré aussi retrouvé tous les personnages secondaires qui gravitent autour de Josh et Kat : en particulier Louise, la mère de Kat.

Une jolie romance qui met du baume au coeur.


mercredi 4 mars 2020

La Baie des Trépassés Jacques Mazeau



Merci aux éditions de L'Archipel de cette découverte.

Le cadavre d'une femme, les yeux bandés par une culotte, échoué à l'extrême pointe de la Bretagne : ainsi commence l'enquête criminelle du commandant Melville. Et le premier suspense de Jacques Mazeau, auteur de best-sellers régionalistes (La Ferme d'en bas).
Sous une pluie battante, col relevé, tête baissée, le commandant Malville descend vers la plage de la baie des Trépassés, proche de la pointe du Raz. Bel endroit pour un assassinat – par beau temps, du moins. Dire qu'il aurait pu y emmener Julie en week-end. Mais Julie l'a plaqué. C'est d'ailleurs pour ça qu'il a demandé sa mutation à Quimper.

Les hommes de la police technique et scientifique lui désignent un cadavre. Nue, sur le dos, jambes légèrement écartées, l'inconnue repose sur une couverture. Le visage boursouflé, les yeux bandés par une culotte, des ecchymoses et des éraflures sur tout le corps. Étranglée avec un filin, genre corde de piano. Enfin, détail incongru, ce tatouage sur son pubis épilé : un cœur ailé.

Crime de psychopathe ? Obscure vengeance ? L'enquête s'annonce délicate. Elle va mener Malville et Aude, sa collègue stagiaire, à s'intéresser aux musiciens des Vielles Folles, un groupe de rock breton, à des trafiquants de vidéos porno et au milieu des ligneurs, ces pêcheurs de bar qui risquent leur vie dans le raz de Sein...

Un suspense glacial et cinglant comme une tempête bretonne.

Que de suspects! Quel scénario !

Une enquête pour meurtre qui nous amène en Bretagne à la découverte d'un groupe d'amis unis par leur musique : du rock breton. Un  groupe aux moeurs dissolus, chacun est suspect.
Des personnalités hautes et en couleur, il est bien difficile pour nos deux policiers de démêler les ficelles de cette pelote aux milles visages.

De plus, nos deux enquêteurs ont aussi leurs soucis personnelles.

Une lecture rapide et fluide avec des chapitres courts qui donnent un rythme effréné comme la course à laquelle nos deux policiers sont soumis pour résoudre cette enquête.
Il y a aussi ici une pointe d'humour décalée bien appréciable avec les découvertes que l'on fait sur ce groupe. Du coup, rien n'est choquant ou presque.



mardi 3 mars 2020

L'homme qui savait la langue des serpents Andrus Kivirähk


Merci aux éditions Audiolib de cette écoute.


Voici l'histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa sœur qui tomba amoureuse d'un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, de son oncle qu'il aimait tant, d'une jeune fille qui croyait en l'amour, d'un sage qui ne l'était pas tant que ça, d'une paysanne qui rêvait d'un loup-garou, d'un vieil homme qui chassait les vents, d'une salamandre qui volait dans les airs, d'australopithèques qui élevaient des poux géants, d'un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons un peu épouvantés par tout ce qui précède.
Peuplé de personnages étonnants, empreint de réalisme magique et d'un souffle inspiré des sagas scandinaves, L'Homme qui savait la langue des serpents révèle l'humour et l'imagination franchement délirante d'Andrus Kivirähk. Le roman retrace dans une époque médiévale réinventée la vie peu banale d'un jeune homme qui, vivant dans la forêt, voit le monde de ses ancêtres disparaître et la modernité l'emporter.


Un conte, un récit médiéval mêlé de magie.

Le récit oppose le traditionnel au modernisme, l'évolution à la stagnation.
Il y a ici quelque chose d'intemporel. Le récit fait réfléchir à l'évolution de vie humaine.
Il y a aussi un côté croyances avec les génies de la forêt opposé au christianisme.

Ce roman n'a rien d'un comte pour enfants bien au contraire. Il est dur, éprouvant, parfois avec un côté horreur. C'est un mélange des genres qui nous donne quelque chose d'inattendu et intéressant à découvrir. J'aurai du mal à classer ce roman tant il est différent tout ce que j'ai pu lire jusqu'à présent. Il est à la fois moderne et vieillot. Il a ici un côté vie simple à l'écoute de la nature avec ses limites et le modernisme obtus : dans le sens où les gens pensent qu'il n'y a rien de mieux et que tout le reste n'est que fadaises. L'auteur nous montre bien que rien n'est aussi simple.

La lecture d'Emmanuel Dekoninck est prenante. Il sait donner le bon aux différents moments du récit.