samedi 21 juillet 2018

Revenu des ténèbres Kouamé



Merci à Babelio et aux éditions XO de cette découverte.

La peur. L'effroi. Le choc épouvantable de voir, à 14 ans, ses parents tués sous ses yeux. Il n'y a plus rien pour Kouamé. Plus rien que la crainte que les tueurs reviennent et le tuent à son tour.

Alors Kouamé prend la fuite. Il passe dans le pays voisin et décide de gagner la Libye. Là, si jeune, il affronte l'enfer du désert et le cynisme des passeurs. Ballotté dans des camions surchargés, il le sait : celui qui tombe est condamné à mourir.

Pour tenir debout, Kouamé ne cesse de penser à sa sœur qu'il espère vivante. Et qu'un jour, peut-être, il reverra. En Algérie et au Maroc, il fait face à la violence de camps de réfugiés où règne la loi du plus fort. De véritables marchés aux esclaves. Puis c'est l'épreuve ultime : la traversée de la Méditerranée sur un canot bondé qui, après des heures de mer, s'enfonce lentement dans les flots. Le sauvetage relève du miracle.

Aujourd'hui, après ces années d'exode solitaire, Kouamé reconstruit sa vie. À Toulouse, loin des ténèbres qui ont tant de fois menacé de l'engloutir. Il a 19 ans, une furieuse envie de vivre et de témoigner pour toutes ces ombres qu'on appelle les migrants.  


Un récit difficile.
Un récit outrant.

Ce livre nous décrit le parcours de Kouamé 14 ans, fuyant son pays après l'assassinat de ses parents.

A travers le parcours de Kouamé, on découvre la manière dont les immigrés sont traités par les passeurs ! Ces gens complètement démunis sont traités comme de la marchandise, comme une source de revenus et parfois encore moins considérés qu'un objet. Les passeurs profitent de leur dénuement , de leur connaissance du pays où ils sont en transit.
Heureusement, il existe quelques bonnes âmes.

L'arrivée en Europe change la donne pour Kouamé qui est mineur et ce dernier est surpris d'être traité humainement. A sa majorité les choses se compliquent.

On sait tous qu'il y a des profiteurs de la détresse des autres mais voir à ce point là est outrant : attendre les immigrés à leur arrivée d'un bus, d'un train pour leur soutirer de l'argent, les parquer dans bidonvilles en attendant de les faire passer plus loin ...

Un témoignage simple et fort face à une réalité écœurante.


4 commentaires:

  1. Je pense que mon petit coeur de lectrice ne pourrait pas tenir mais je t'avoue que ta chronique est passionnante.

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  2. Quel terrible témoignage, pourtant, je pense qu'il serait absolument nécessaire !

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  3. C'est sur que ça doit être intense

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  4. Je lis rarement ce genre de récit, mais il a l'air poignant et révoltant...

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