mardi 3 mars 2020

L'homme qui savait la langue des serpents Andrus Kivirähk


Merci aux éditions Audiolib de cette écoute.


Voici l'histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa sœur qui tomba amoureuse d'un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, de son oncle qu'il aimait tant, d'une jeune fille qui croyait en l'amour, d'un sage qui ne l'était pas tant que ça, d'une paysanne qui rêvait d'un loup-garou, d'un vieil homme qui chassait les vents, d'une salamandre qui volait dans les airs, d'australopithèques qui élevaient des poux géants, d'un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons un peu épouvantés par tout ce qui précède.
Peuplé de personnages étonnants, empreint de réalisme magique et d'un souffle inspiré des sagas scandinaves, L'Homme qui savait la langue des serpents révèle l'humour et l'imagination franchement délirante d'Andrus Kivirähk. Le roman retrace dans une époque médiévale réinventée la vie peu banale d'un jeune homme qui, vivant dans la forêt, voit le monde de ses ancêtres disparaître et la modernité l'emporter.


Un conte, un récit médiéval mêlé de magie.

Le récit oppose le traditionnel au modernisme, l'évolution à la stagnation.
Il y a ici quelque chose d'intemporel. Le récit fait réfléchir à l'évolution de vie humaine.
Il y a aussi un côté croyances avec les génies de la forêt opposé au christianisme.

Ce roman n'a rien d'un comte pour enfants bien au contraire. Il est dur, éprouvant, parfois avec un côté horreur. C'est un mélange des genres qui nous donne quelque chose d'inattendu et intéressant à découvrir. J'aurai du mal à classer ce roman tant il est différent tout ce que j'ai pu lire jusqu'à présent. Il est à la fois moderne et vieillot. Il a ici un côté vie simple à l'écoute de la nature avec ses limites et le modernisme obtus : dans le sens où les gens pensent qu'il n'y a rien de mieux et que tout le reste n'est que fadaises. L'auteur nous montre bien que rien n'est aussi simple.

La lecture d'Emmanuel Dekoninck est prenante. Il sait donner le bon aux différents moments du récit.


1 commentaire:

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Voilà : c'est fait.
Et un gros MERCI !!!!