lundi 12 juillet 2021

Pièta Daniel Cole

 


Le grand retour de Daniel Cole, auteur du bestseller Ragdoll.
Tuer est son art, vous serez son chef-d'œuvre...

Londres, hiver 1989.
Un corps est retrouvé dans Hyde Park par la Metropolitan Police. La victime a gelé dans une position pour le moins inattendue : celle du Penseur de Rodin. Mais quelque chose cloche dans son regard : ce bleu intense, perçant...
Quelques jours plus tard, nouveau crime. Cette fois, ce sont les corps d’une mère et de son fils que l’on découvre, réplique exacte de la Pietà de Michel-Ange.
Londres va bientôt se transformer en musée macabre, mais personne ne le sait encore…


Second roman de l'auteur que je lis et seconde fois que je me retrouve plongée dans une enquête originale et nébuleuse.

Originale par le fait que l'art la sculpture en particulier et l'histoire autour des statues tiennent une grande part dans la résolution de l'enquête.

Nébuleuse par sa narration et surtout la construction de cette dernière : une chronologie sur les jours de la semaine puis un bond dans le temps qui nous amène quelques années plus tard avec une impression de remise à zéro pour le lecteur mais aussi d'une certaine manière pour les enquêteurs. De plus, j'ai trouvé que ces derniers avaient peu évoluées dans ce laps de temps à part Winter.

L'auteur nous propose deux enquêteurs que tout différencie, Chambers a de l'expérience, Winter est une bleue; deux manières d'appréhender l'enquête. Chambers va souvent à l'encontre du protocole, de ses supérieurs, du système. Winter, elle, jeune venue dans la police veut suivre les règles tout en ayant une certaine admiration pour son aîné.

Ce point accentue la nébulosité ressenti à la lecture de ce roman. 

Il m'a manqué un petit quelque chose pour apprécier ce roman autant que Ragdoll, il y a un manque de clarté, de profondeur aussi chez les personnages qui font que je n'ai pas autant apprécié ce roman que le précédent.

Daniel Cole a su une nouvelle fois me surprendre d'un bout à l'autre par l'originalité de son intrigue, tout en laissant sur ma faim.